L’Université Paul Valéry Montpellier 3

L’université Paul Valéry, université de Lettres, Langues, Arts Sciences humaines et sociales accueille environ 21000 étudiants sur ses trois sites à Montpellier et Béziers, et compte 1300 agents (enseignants, enseignants-chercheurs, personnels administratifs, techniques et de bibliothèques). L’Université est au service d’un idéal de formation qui privilégie l’égalité des chances devant le droit au savoir et la réussite des étudiants dans la diversité de leurs situations. Elle défend une vision citoyenne et responsable de l’université dans une recherche ouverte sur la société, ses problèmes et ses avancées.

  • L’activité de l’UPVM3 est organisée autour de 6 missions :
  • La formation initiale et continue ;
  • La recherche scientifique et technologique, la diffusion et la valorisation de ses résultats ;
  • L’orientation et l’insertion professionnelle ;
  • La diffusion de la culture et l’information scientifique et technique ;
  • La participation à la construction de l’Espace européen de l’enseignement supérieur et de la recherche ;
  • La coopération internationale.

En application du décret du 11 juillet 2011 1 , l’Université se doit de réaliser le bilan de ses émissions de gaz à effet de serre. Elle a décidé d’aller au-delà de ses obligations réglementaires en réalisant un Bilan Carbone  complet, c’est-à-dire en évaluant l’ensemble des émissions de GES liées à son fonctionnement.

Les principaux résultats

Le premier bilan a porté sur l’année 2016. Les résultats ont été présentés selon deux approches.

  • Une approche par poste d’émission selon les postes définies dans la méthodologie missions de l’Université : l’administration, la ADEME : énergie, clim, intrants, déplace- ments, fret, déchets, immobilisations.

  • Une approche par axe de fonctionnement et missions de l’Université : l’administration, la formation (en France), la recherche (en France),  l’international (formation + recherche), et la vie de campus.

Le poste Déplacements est de loin le plus émetteur de gaz à effet de serre (59%). En effet, l’Université a une activité internationale importante, qu’il s’agisse d’étudiants et d’enseignants-chercheurs étrangers venant sur l’Université (25 % des étudiants sont de nationalité étrangère), ou d’étudiants et d’enseignants-chercheurs français allant travailler à l’étranger. Pour répondre à cette  mission, de nombreux trajets sont effectués en avion par les étudiants et enseignants-chercheurs (de la France vers l’étranger et de l’étranger vers  la France). De fait, l’axe international représente près de 40% des émissions selon les axes de fonctionnement de l’Université.

Le poste Déplacements est également important du fait de la forte utilisation de la voiture pour les déplacements domicile-travail des personnels. Une majorité d’entre eux effectuent des trajets compris entre 5 et 15 km pour rejoindre l’UPVM3. La distance cumulée des déplacements effectués en voiture représente, chaque jour, plus d’une fois le tour de la terre.

Le poste Energie, qui est généralement un poste important d’émission de GES, est relativement faible pour l’UPVM 3. En effet, environ 72% de la surface du patrimoine de l’Université est chauffée par un réseau de chaleur alimenté essentiellement au bois, énergie faiblement carbonée. Ceci est un véritable atout pour l’Université.

Les actions de réduction des GES

L’Université a déjà engagé de nombreuses actions pour limiter son empreinte carbone : signature d’une convention avec l’exploitant des transports en commun de Montpellier Méditerranée Métropole afin de favoriser l’utilisation des transports en commun, rénovation de certains bâtiments en vue d’atteindre une performance thermique proche de la RT 2020, limitation des tonnages de papier consommé, virtualisation des serveurs informatiques et urbanisation des salles serveurs, prise en compte dans les marchés de matériels informatiques de l’accord-cadre MATINFO4 destiné  à privilégier des matériels écologiques et durables.

D’autres actions sont à l’étude : remplacement de chaudières fioul par une chaufferie gaz à condensation, remplacement des systèmes d’impression par des systèmes moins consommateurs d’énergie d’imprimantes partagées, mise à disposition de vélos électriques, création d’une plate- forme de covoiturage spécifique aux établissements universitaires… (impression à froid), développement de solutions.

La mise en œuvre du plan d’action

La réduction des émissions de GES est contradictoire avec la volonté de développer l’axe international qui va nécessairement générer un besoin croissant d’échanges à l’international. Un défi ambitieux est donc à relever.

L’Université va pouvoir s’appuyer sur l’ensemble de ses référents DD & RS 2 pour mettre en œuvre le plan d’actions et promouvoir un changement des comportements.

Les projets en matière de DD&RS sont nombreux sur le campus – initiatives étudiantes ou actions de service et de direction ou tout simplement cursus spécifique ou activités de recherche – ils permettent de sensibiliser, de favoriser et soutenir l’engagement, de faire vivre des pratiques innovantes et de mettre en œuvre des synergies dont le but est de poursuivre la lutte contre le changement climatique et de s’inscrire dans des politiques de villes et territoires durables.           

 

1 Selon le décret n°2011-829 du 11 juillet 2011 pris en application de l’article 75 de la loi du 12 juillet 2010 (loi dite Grenelle II), les personnes morales de droit public de plus de 250 personnes doivent établir un bilan de leurs Emissions de Gaz à Effet de Serre.

2 Les référents DD & RS sont chargés de travailler sur la mise en application de la démarche de Développement Durable et de Responsabilité Sociétale dans laquelle l’UPVM3 s’est lancée.

 

Si vous aussi vous souhaitez réaliser votre Bilan Carbone® ou votre bilan GES réglementaire, n’hésitez pas à nous contacter.

Pour en savoir plus, sur ces bilans d’émissions de gaz à effet de serre, vous pouvez également consulter notre site.

Références et actualités