Clermont Communauté est une agglomération de 21 communes, pour 283 200 habitants. La ville-centre de l’agglomération, Clermont-Ferrand, compte une population de 140 000 habitants.

Ces deux EPCI ont réalisé leur Bilan Carbone® « Patrimoine et services » sur les données de l’année 2015. Les résultats ont été analysés par postes d’émission (énergie, déplacement, fret, déchets, immobilisations…) et selon les compétences de chaque collectivité à cette date.

 

La prise en compte des transferts de compétence

Au 1er janvier 2016, une réorganisation de ces deux collectivités a conduit à des transferts de compétences, principalement de la Ville vers la Communauté d’Agglomération, devenue depuis Clermont Auvergne Métropole. Pour prendre en compte cette évolution et rendre les résultats plus opérationnels, le Cabinet Lamy Environnement a également transposé les résultats selon les compétences définies dans la nouvelle organisation.

 

Ces bilans ont permis de mettre en évidence plusieurs enjeux 

Pour la communauté d’agglomération,

  • Le poste de traitement de déchets représente près de 60% des émissions globales de la collectivité en 2015, soit 125 kgCO2e par habitant. Ces émissions proviennent essentiellement de l’incinération des ordures ménagères. La valorisation énergétique de la chaleur fatale de l’incinération permet certes d’éviter des émissions de GES, mais ce résultat démontre l’intérêt des collectivités à inciter ses habitants à trier et composter davantage. D’ailleurs, la LTECV[1] impose de généraliser le tri à la source des déchets organiques pour tous les producteurs de déchets (y compris les citoyens) d’ici 2025.
  • L’énergie est la deuxième source de GES avec notamment les piscines et la station d’épuration qui sont des infrastructures très énergivores.

Pour la Ville,

  • L’énergie est aussi un enjeu majeur puisque la Ville compte près de 150 bâtiments avec notamment une multitude de structures pour la compétence enfance et petite enfance (groupes scolaires, crèches…) et des infrastructures de très grandes superficies telles que la Maison des Sports et les centres techniques.

De plus, en 2015, la Ville gère deux réseaux de chaleur : la Croix de Neyrat et La Gauthière.  Ces réseaux, alimentés principalement au bois, sont relativement peu émetteurs de GES et sont un moyen efficace de limiter les émissions de GES à l’échelle du territoire.  Le réseau de la Croix de Neyrat, qui a remplacé un réseau de chaufferies indépendantes alimentées au gaz, permet ainsi de réduire les émissions de GES de plus de 7 000 tCO2e par an.

  • Les déplacements domicile-travail génèrent une part non négligeable de GES du fait de l’usage important de la voiture (2 400 agents et près de 1,8 tCO2e par agent).
  • Les denrées alimentaires des cantines scolaires sont également source de GES avec plus de 400 tonnes d’aliments achetés sur une année. Le bœuf représente 5% de cette quantité mais 46% des émissions liées aux denrées alimentaires. En effet, le bœuf émet 10 fois plus de GES que le poulet et 70 fois plus que les fruits et légumes.

 

Du bilan à l’action…

Notre objectif était d’aider les deux collectivités à définir leur plan d’action de réduction des gaz à effet de serre, et à atteindre les objectifs nationaux définis dans la loi relative à la transition énergétique pour la croissance verte (LTECV)[2].

Nous avons donc étudié plusieurs hypothèses d’amélioration. Pour chacune d’elles, nous avons estimé les gains d’émissions correspondants. Ceux-ci sont très variables d’une hypothèse à une autre comme le montre le graphique ci-dessous.

Ces estimations permettent à la Communauté d’agglomération de hiérarchiser les actions en fonction de leur efficacité en termes de gains d’émission.

A partir de ces hypothèses, il reste maintenant à la Communauté d’agglomération à définir et mettre en œuvre un plan d’action adapté à sa situation.

Si vous aussi vous souhaitez réaliser votre Bilan Carbone® ou votre bilan GES réglementaire, n’hésitez pas à nous contacter.

Pour en savoir plus, sur ces bilans d’émissions de gaz à effet de serre, vous pouvez également consulter notre site.

 

[1] Loi de Transition énergétique pour la Croissance Verte

[2] Les objectifs nationaux en termes de GES sont de réduire les émissions de 40% entre 1990 et 2030 et diviser par 4 les émissions entre 1990 et 2050 (Facteur 4).

 

Références et actualités