Le projet : création d’une zone résidentielle

L’étude de potentiel EnR se situe dans le cadre plus global de l’étude d’impact de la future zone d’habitation de l’Avenue de Limoges, sur la commune de Niort (79 000), située en région Nouvelle-Aquitaine dans le département des Deux-Sèvres. L’étude d’impact est réalisée par le Bureau d’études et Maitre d’œuvre SIT&A CONSEIL.

L’opération concerne l’aménagement de 165 lots, comprenant 27 logements sociaux et 138 terrains libres, de surfaces variables comprises entre 150 et 650 m² par parcelle.

Le Cabinet Lamy Environnement a été mandaté par le promoteur GPM Immobilier pour réaliser une Etude sur le potentiel de développement en énergies renouvelables (EnR) (démarche obligatoire dans le cadre de l’article L300-1 du code de l’urbanisme).

La mission est réalisée en collaboration avec la Mairie et les services de SIT&A CONSEIL, qui prend en charge l’étude d’impact complète.

Les objectifs de l’étude

La mission consiste à évaluer les besoins, conseiller sur leur réduction, puis identifier les ressources et les énergies déjà présentes sur le territoire ou présentant un potentiel de développement important, pour finalement mener une analyse qualitative et quantitative afin de hiérarchiser les meilleures solutions envisageables à l’échelle du projet.

L’étude du potentiel EnR se déroule ainsi en deux phases :

  1. Evaluer les besoins et réduire la consommation de la future zone.

En partant du principe que « La meilleure énergie est celle que nous ne consommons pas. « , nous recherchons des solutions visant à diminuer les besoins en énergie de la future zone (orientations et bâtiments et bioclimatisme, optimisation des équipements électriques, sensibilisation des futurs occupants, exemplarité…).

  1. Evaluer la ressource en énergie renouvelable disponible sur la zone.

Cette partie étudiera de manière exhaustive le potentiel des énergies renouvelables pouvant être présentes sur le territoire :

  • le bois-énergie,
  • la géothermie,
  • l’aérothermie,
  • la méthanisation,
  • l’énergie solaire (thermique, photovoltaïque),
  • l’énergie hydraulique,
  • l’énergie éolienne,
  • la chaleur fatale (récupération de chaleur),

Ces énergies peuvent être mises en œuvre à différentes échelles :

  • création ou raccordement aux réseaux de chaleur,
  • chaufferies collectives desservant un immeuble ou un groupe d’immeubles,
  • solutions individuelles.

Résultats

Notre étude a mis en évidence un certain nombre de conclusions et de recommandations à destination de l’aménageur de la zone d’étude et des futurs habitants.

  • La géothermie très basse énergie de type sol/sol constitue une solution très pertinente pour alimenter les maisons individuelles. L’intérêt des terrains libres à construire est que le potentiel géothermique peut s’envisager bien en amont, afin d’évaluer le potentiel réel pour chaque logement et d’anticiper la construction (plancher chauffant). Des études de faisabilité (test de réponse thermique) permettraient de préciser les hypothèses de périmètre et de fonctionnement. De la même manière, la géothermie très basse énergie sur aquifère présente a priori un fort potentiel sur ce territoire, même si seule une étude de potentialité détaillée sur la zone d’étude permettrait de déterminer le gisement réel.
  • L’aérothermie apparaît comme un levier efficace pour limiter la dépendance du site aux énergies fossiles, pour un coût économique moindre et une installation simple de mise en place. Le climat océanique relativement clément de la zone de Niort est un atout favorisant ce type d’installation.
  • En ce qui concerne le bois-énergie, si la création d’un réseau de chaleur n’est pas envisageable, en revanche, des chaudières individuelles ou poêles individuels à l’échelle d’un logement doivent être envisagés, au moins pour quelques lots, en particulier dans le cas de systèmes hybrides (solaire thermique + bois énergie).
  • Le solaire thermique, en particulier si celui-ci se combine avec une chaudière à bois, est également une hypothèse à privilégier pour la production d’eau chaude sanitaire (et, dans une moindre mesure, pour le chauffage). Les surfaces des maisons individuelles prévues permettent l’installation de chauffe-eau solaires suffisamment dimensionnés, de manière à répondre, du moins en grande partie, aux besoins ECS de chaque logement. Cette solution nécessite néanmoins l’installation d’un mode de chauffage complémentaire.
  • Les énergies de récupération de chaleur fatale sur les eaux grises présentent des potentiels importants, mais nécessitent une prise en compte bien en amont.
  • Enfin, l’installation de panneaux solaires photovoltaïques présente également un certain potentiel pour la production d’électricité, malgré les limites liées à l’intermittence et au faible gain en CO2 de cette source d’énergie.

Contacts

Vous pouvez également faire appel au Cabinet Lamy Environnement pour effectuer une étude de faisabilité sur le potentiel de développement des énergies renouvelables (EnR) sur votre territoire ou au sein de votre entreprise. Pour cela, n’hésitez pas à nous contacter.

Références

Ilot Descartes – Le Plessis-Robinson

ZAC du Pré Fleury – Chagny et Chassagne-Montrachet

Eco-quartier AMI – Is-sur-Tille et Marcilly-sur-Tille

Saint-Amand-les-Eaux – Etude potentiel EnR

PCAET de la Communauté de communes du Pays de Limours

PCAET de la Communauté d’Agglomération de la Porte du Hainaut